jeudi, juillet 05, 2012

Health Initiative Issue

*** Avertissement : Les opinions exprimées dans le présent texte n’engage que son auteur (Aurélie, département photo) et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du groupe Brussels Fashion Flu et en aucun cas celui de ces autres dirigeants (heuu okay d’Annie ^^) ! ***

Cet été les rôles sont un peu chamboulés à BFF, d'un côté Annie qui va tenter de détrôner Scott dans son fief même et de l'autre me-myself-and i qui m'essaye à l’écriture d’un article pour raconter ma déception et mon incompréhension quant au Vogue paris de ce mois-ci et à la Health initiative issue.

Il faut dire que j’attendais avec impatience de pouvoir découvrir ce numéro, les médias ayant assez bien relayé la Health Initiative dans laquelle Vogue promet d’ « encourager une approche plus saine de l’image du corps dans le milieu de la mode » et d’éviter, en autre, d’avoir recours à des mannequins d’une maigreur excessive.
Interviewée par un journaliste de l’afp, Emmanuelle alt explique: « Chez Vogue, on veut que l'identification des jeunes filles aux images de mode se fasse sur des bases saines, sur des corps normaux de filles normales, en âge de travailler. J'adorerais qu'on revienne aux années 90, quand les mannequins les plus en vue étaient Claudia Schiffer, Linda Evangelista, Cindy Crawford ou Naomi Campbell, des femmes plantureuses qui avaient deux tailles de plus que les filles de maintenant. Elles avaient de la poitrine, elles avaient des fesses, elles avaient des cuisses. On considérait qu'elles avaient des corps idéaux, ces filles n'ont pas été remplacées en termes d'icônes.» http://www.lexpress.fr/styles/minute-mode/emmanuelle-alt-interview-vogue-paris-regrossit-les-mannequins-par-ordinateur_1122203.html

Vanity Fair (septembre 2008), Mario Testino. Stephanie Seymour, Christy Turlington, Linda Evangalista, Claudia Schiffer, Cindy Crawford, and Naomi Campbell.


Et de fait la couv’ est plutôt prometteuse.


Alors naturellement en voyant ce spécial formes, ce retour des courbes, ce « j'adorerais qu'on revienne à des femmes plus plantureuses », je m’imagine un numéro sexy, voluptueux, presque un peu décadent (ahh la nostalgie de l'époque roitfeldienne…!). Pour les ceusses du fond qui n'auraient pas bien compris, je m’ imagine un peu plus de cul, de sein et de hanche que d’habitude, je m’imagine Lara Stone, Laetitia Casta, et Crystal Renn dans toutes leurs splendeurs.

Vogue paris (august 2010), David Sims, Crystal Renn

Vogue paris (may 2012), Mario Testino, Laetita Casta

Vogue paris (march 2008), Mert & Marcus, lara Stone.


Autant dire vous dire tout de suite que j'ai été un tantinet déçue!

Vogue paris (june/july 2012), Inez & Vinoodh, Gisèle Bundchen

Pas de Naomi/Claudia/Cindy/Linda, ni même le cul de Laetitia, les cuisses de Crystal ou les seins de Lara! Pas de voluptueux ni de décadent mais à la place je découvre plus en profondeur la Health Initiative Issue et Gisèle Bundchen, « preuve en muscles qu’une plastique radieuse se gagne au quotidien. »

La Health Initiative Issue est décrite comme un « pacte entre les différents rédacteurs en chef de Vogue (…) qui tend à encourager une approche plus saine de l’image du corps dans le milieu de la mode».
Toujours dans la même interview de l’afp, Emmanuelle Alt explique en partie le pourquoi : « On s'est rendu compte, il n'y a pas très longtemps, qu'à la retouche numérique des photos, on fait l'inverse de ce qu'on faisait il y a quelques années: on regrossit les filles. C'est une alerte. »

Pour faire face à cela, ils ont décidé de mettre en place différentes mesures telles que ne pas photographier « des mannequins de moins de 16 ans ou des jeunes filles qui présentent à l’évidence des troubles de l’alimentation », de mettre en place des programmes de parrainage entre les mannequins, ou encore demander aux producteurs de mettre en place « des conditions de travail propices à l’équilibre des mannequins, entre autres par le choix d’aliments sains » (c’est bien connu que les mannequins abusent un peu trop de junk food !!), enfin ils encouragent les vilains créateurs « à réfléchir aux conséquences de leurs actes lorsqu’ils fabriquent des prototypes d'une taille ridiculement petite, ce qui a pour conséquence de limiter le nombre de mannequins qui pourront être photographiés dans leurs vêtements et qui encourage le recours à des silhouettes d'une maigreur excessive. » (Nondidju Karlito c'est fini maintenant ces clowneries, au coin on t'a dit!)

Dans son édito, Emmanuelle Alt enfonce le clou en soulignant la responsabilité des magazines et leurs éventuels dérapages : « Si les magazines de mode existent pour colorer la vie des femmes, ils n’en ont pas moins une responsabilité quant aux images et aux messages qu’ils véhiculent. Et ces dernières années, force est de constater que la valorisation de corps stéréotypés, de silhouettes à la minceur radicale a pu provoquer des dérapages qu’aucun titre n’a sincèrement anticipés et ne saurait cautionner. Conscient de sa force de frappe, de l’impact des partis pris, Vogue se fait la voix de la raison et définit clairement les contours d’une beauté qui s’épanouit absolument au diapason de la santé et du bien-être.»

Jusque-là tout va bien, on sent bien que ce sont surtout des vœux pieux, ces mesures n’étant ni très engageantes ni très contraignantes, mais disons que l’intention est louable. Et puis sans crier gare, la Health Initiative Issue prend une tournure un peu plus dérangeante. Dans son édito et dans le texte d’introduction, Emmanuelle me promet « toutes les clés pour se sculpter une silhouette tonique et harmonieuse sur un mode personnel, loin des clichés universels. Valorisation des courbes, alimentation vivante (...) toutes les étapes nécessaires à la conquête de l’équilibre sont déclinées ici. (...) Et même si la nature fait parfois des miracles, les miracles s’entretiennent au prix d’une discipline en béton.» « Un encouragement au culte de la silhouette et de l’esprit certes, mais dans une logique de bien-être et d’épanouissement contre les diktats toxiques et la tyrannie du formatage. »

Huuuuuu culte de la silhouette, ah ouais, merde, quand même! A BFF on a déjà le culte de Karl, de Johnny Depp et des Killer Shoes, je ne suis pas sûre d’avoir le temps (ni l'envie...) de rajouter le culte du corps. En plus j'apprends que pour atteindre l'équilibre sur le plan de la santé et du bien-être, je dois m'astreindre à une discipline en béton. Oh boy, autant vous dire que discipline en béton ça me parle encore moins que le culte de la silhouette. J'en étais restée au « mens sana in corpore sano » et c'était déjà pas si évident que cela à mettre en pratique. Mais là le «corpore sano» se transforme en silhouette tonique et harmonieuse, aka le corps miraculeux, aka discipline en béton. On est comme qui dirait un cran au-dessus… chouette alors ! Mais comme dirait Anna: «Where's the glamour? It's Vogue, okay? Please, let's... lift it!».
Il semble donc que l’on passe d’une silhouette à la maigreur excessive (la faute à Karlito, rappelez-vous) à un encouragement au culte de la silhouette (tonique et harmonieuse) qui s’entretient au prix d’une discipline en béton. Heuuu oui, là c’est sûr on voit que Vogue il a tout bien compris et qu’il est pleins de bonnes idées pour « défendre au nom des femmes et de leurs équilibre, la protection du corps et le sens de son image (…) dans une logique de bien-être et d’épanouissement contre les diktats toxiques et la tyrannie du formatage ». Non vraiment c’est trop gentil, fallait pas vous donnez tout ce mal!

Emmanuelle Alt prend ensuite comme modèle Gisèle Bundchen qui « révèle en exclusivité les dessous de sa silhouette et de son état d’esprit radieux (….) Autant de réflexes et d’attention à soi qui, s’ils comblent le top model, devraient aider toutes les girls next door à se sentir plus belles et sûres d’elles. »
Je découvre que pour combattre les corps stéréotypés et la tyrannie du formatage, Vogue me propose de suivre les pas de la perfect girl et de me faire un corps parfait (Non non, ça n’est pas DU TOUT contradictoire !). Mais hey, on me promet quand même pleins de super conseils pour que moi, la girl next door (girl next door toi-même!), je puisse me sentir mieux dans mon corps.
Donc soit, je me re-focus sur Gisèle la bombasse, la «perfect girl, l’archétype de la fille athlétique et sexy ». Et bon clairement rien à redire, cette fille a un corps de folie, je pourrais me laisser convaincre.

Alors tout d’abord pour me faire cette silhouette tonique et harmonieuse, ce corps d’athlète, Vogue préconise (entre autre) : une optimisation ostéopathique, une retraite musclée (un bootcamp de 5 jours, comptez environ 5000 euros pour le programme et l’hébergement), un training sur lagon (env. 5500 euros la semaine pour deux) et un bootcamp aux tuileries avec l’équipe de Colette (gratos, mais faut avoir un pied-à-terre à Paris). Je constate que pour avoir un corps d’athlète il faut être riche, et je dis donc adieu au corps d’athlète.

Ensuite il me faut adopter une « alimentation vivante » qui est une « alimentation à haut voltage dotée d’un champ vibratoire unique, boostée aux enzymes, 100% basifiante, riche en chlorophylle, et à haute densité nutritionnelle (comprenez bio). » Pour cela je dois consommer «tous les jours sans exception pour ne jamais se sentir fatiguée » : jeunes pousses, graines germées, algues d’eau douce (comme la spiruline ou le klamath), fruits et légumes ultra-pigmentés, jus d’aloé vera, jus de végétaux lacto-fermentés, pollen frais (eeet merde, j’ai que du pollen en conserve!), jus d’herbes, graines de chanvres, baies d’açaie et supprimer le blé et les laitages (rien que ça !).
Alors déjà bonne chance pour se procurer toutes ces bonnes choses qui, de toute évidence, sont «essentielles au maintien du potentiel électrique et énergétique de nos cellules à un haut niveau vibratoire» (tu m’en diras tant!), mais après faut arriver à avaler tout ça (et vomir après ça compte pas!).

Et là je dois dire qu’Annie est la seule personne que je connaisse qui soit capable de boire un genre de smoothie à la spiruline en arrivant à te faire croire que ce n’est pas si mauvais que ça en a l’air (en même temps elle est aussi la seule personne que je connaisse qui a déjà la silhouette tonique et harmonieuse de Gisèle et qui est capable d’affronter les pavés bruxellois sur des talons de 15, ce qui l'exclu d'emblée de la catégorie des girls next door et fait d'elle une perfect girl incarnée ! C'est ma bff d'amouuuur quoi! :))
Sauras-tu trouver quelle boisson appartient à qui ?

Car même Marc Jacobs admet que tous ces jus bizarres ça goute le vomis de bébé ! (Quoi, tu n’as pas vu le documentaire de Loic Prigent sur Marc Jacobs ?! Sors de ce blog tout de suite, mécréant !) Mais après rien à dire, le résultat est là!



Donc si je résume, Vogue essaye de me faire avaler de l’herbe à l’aide d’un langage pseudo-scientifique pour me convaincre de son caractère indispensable. Je crois que vogue m’a confondu avec un herbivore qui s’ignore! Je dis donc adieu à l'alimentation vivante.

Comme dernier conseil vogue recommande vivement une sugar detox. Une sugar… Ahahahahahahahahahahaha, une sugar detox! Vogue a de l’humour, car Dieu sait que si le cappucino c’est la vie, le sucre dans le cappucino c’est le paradis ! (Et là même Annie le dit ! Va relire tes classiques: http://brusselsfashionflu.blogspot.be/2010/08/pretes-lacher-vos-killershoes-pour.html).
Mais si tu n’es pas faible comme moi (ou Annie), le Dr André te conseille de coupler le sevrage à une thérapie cognitivo-comportementale et à des comprimés réducteurs d’appétits, ou encore d’utiliser l’Ondamed, « un appareil médical qui émet des fréquences ciblées permettant de rétablir l’équilibre électro-magnétique de l’organisme, cerveau compris » (Espèce de déséquilibré du bulbe qui s’ignore !).

Pour finir ma transformation en perfect girl, Gisèle Bundchen me dévoile ses conseils pour m’aider moi, la simple girl next door, à me sentir plus belle et sûre de moi (Parce que forcément une girl next door ne peut qu’être mal dans sa peau et peu sûre d’elle). Gisèle qui « pratique la pensée positive, se réénergise pieds nus dans la nature et accouche chez elle en méditant (wait, what !?!). Elle mange green, se détoxine au jus d’herbes (je me détoxine, tu te détoxines, il se détoxine… ah oui, non pardon, détoxifier, au temps pour moi et mon cerveau déséquilibré par tout ce sucre!) et cultive son potager bio (Si à 30 ans on n’a pas de potager bio, on a quand même raté sa vie de perfect girl !) ».

Là je dois bien avouer qu’après avoir lu tous les bons conseils de vogue plus tous les bons conseils de Gisèle la bombasse, je me suis vraiment sentie démoralisée et découragée comme une girl next door au pied d’une gigantesque montagne avec au sommet Gisèle et son perfect body. Et face à ce chemin de montagne escarpé où chaque étape me couterait un bras et où je ne pourrais me nourrir que de baies, d’herbe et pollen frais ; moi, mon cul, mes pieds et mes killer shoes, on a dit NO WAY à la grimpette jusqu’au perfect body de Gisèle et on a pris un muffin en plus du cappu pour se consoler !!

Et pile à ce moment-là, je tourne la page et que vois-je ?! Les seins de Lara ! Sauvée me dis-je! Ses seins qui sont là pour illustrer l’article « l’envers du miroir ». On peut y lire l’interview d’un psy qui explique comment le fait de se comparer à des modèles inatteignables nous fait nous sentir si mal.
Extraits choisis : « Souffrir pour être belle, dit-on. Mais souffrir encore bien davantage et plus cruellement de ne l’être jamais assez, en tout cas à ses propres yeux. […] la quête impérative et impitoyable de beauté et jeunesse tourne alors à l’obsession douloureuse et à la souffrance pathologique. »
« Mais ce qui importe c’est de faire la différence entre le légitime et naturel soin de soi et l’obsession de soi : s’il est normal de chercher à être aussi beau que possible, il devient problématique de vouloir ressembler à des canons imposés et de nier le passage du temps. »
« … Ainsi les femmes (…) vont trouver à se comparer en permanence aux plus belles femmes du monde. Car les corps féminins que les femmes voient le plus souvent au quotidien ne sont pas ceux de leurs sœurs ou amies, mais ceux des top models, qui vendent leurs corps à la publicité et aux magazines. La multiplication de ces comparaisons crée une insécurité, ce que les sociologues appellent les « tensions comparatives » : comme elles se font en notre défaveur, évidemment elles nous perturbent. On se lance alors dans une quête absurde et même suicidaire de la perfection physique. »
« Cette façon de penser la beauté en termes de performance et de perfection est un piège terrible dans lequel tombent des milliers de femmes. »

Autrement dit, montrer des perfect girls comme modèles à suivre à des girls next door ne peut pas avoir les effets positifs décrits par Emmanuelle Alt, comme se sentir plus belle et avoir plus confiantes en soi. Au mieux les girls next door ne se sentiront simplement pas concernées, au pire elles se sentiront encore plus mal qu’avant, plus insécures et plus déprimées de ne pas arriver à atteindre ces objectifs impossibles et absurdes.

C’est une réaction plutôt facile à comprendre. Si j’ai, par exemple, comme bonne résolution de me (re)mettre à pratiquer une activité physique comme de faire un footing le dimanche matin, inutile de me donner pour objectif d’arriver à faire tout de go dix fois le tour du parc royal comme Olivia, une collègue perfect girl, qui te fais ça sans s’arrêter/ transpirer/ haleter comme un chihuahua qui souffrirait de tachycardie /être toute rougeaude/ complètement décoiffée. Non j’irai plutôt accompagner Alice, une amie girl next door, qui s’y est mis depuis quelques mois, que j’arriverai à suivre, avec qui je n’aurai pas honte de courir parce que je sais qu’elle aura la même tête d’épouvantail que moi, et qui en plus saura me donner quelques conseils facilement applicables pour que je puisse m’améliorer et persévérer petit à petit.

En plus scientifique: « Choisir de se comparer avec des personnes de son groupe d’appartenance (entre girls next door) peut présenter des vertus motivationnelles. Un membre de notre groupe qui réussit mieux que nous-mêmes peut nous servir de modèle et favoriser nos efforts personnels sans que sa bonne performance diminue notre estime de soi.» « Les comparaisons ascendantes (une girl next door qui se compare à une perfect girl) étant le plus souvent douloureuse pour l’estime de soi. » « Plusieurs recherches ont permis de montrer que penser du bien de soi favorise l’effort et la persévérance lors de difficultés. »
BOURGEOIS, Etienne, GALLAND, Benoît, (Se) motiver à apprendre, Presses Universitaires de France, 2006, collection Apprendre.

Je trouve que c’est une bonne illustration de pourquoi dans certains domaines on suit autant de blog et qu’on leur accorde autant (si pas plus) de crédit que les magazines, tout comme on préfèrera se comparer et choisir comme modèle une actrice/chanteuse à un top model, une blogueuse à une actrice/chanteuse, et notre meilleure amie à une blogueuse, car c’est encore ce qu’il y a de mieux pour préserver notre estime de soi et arriver nous améliorer vraiment.

Alors faut-il arrêter de montrer des mannequins filiformes dans les magazines de mode ? Je ne pense pas. J’apprécie toujours pouvoir admirer la beauté et le corps de brindille de Kate Moss, Anja Rubik et autres. Tout comme j’aime admirer les formes de Lara Stone ou de Laetitia Casta. J’aime la manière dont tous ces corps sont mis en valeur par les photographes, j’aime cette diversité des corps, la façon dont ils sont sublimés chacun à leur manière. Vogue l’a déjà fait dans le passé et je ne comprends pas pourquoi Emmanuelle Alt, pour ce numéro spécial formes, est passée à côté. Je ne comprends pas cette hypocrisie, cette schizophrénie entre ce qui a été relayé par la presse, les interviews qu’elle a donné, la Health Initiative ratifiée par tous les vogues, le discours des experts interrogés spécialement pour et ce qu’on peut voir dans le numéro.

Voici ce que ça donne lorsque Emmanuelle décrie les corps stéréotypés, les silhouettes à la minceur radicale et la tyrannie du formatage.




Et mon incompréhension est d’autant plus grande qu’il était encore possible avec des mannequins filiformes de faire un numéro plus formes et en courbes que ça, surtout au vu de ce qu'ils avaient pu faire dans le passé.
Vogue paris (june 2010), Mario Sorrenti, Kate Moss.

Vogue paris (october 2011), Mert & Marcus, Anja Rubik

Vogue paris (décembre 2005), Steven Klein, Natalia Vodianova.

Après tout est-ce trop demander que de voir cohabiter dans un même numéro ces différents mannequins et leur différente morphologie?
Vogue italia ( june 2011), Steven Meisel.

Vogue paris (mars 2010), David Sims, Iselin Steiro

Vogue paris (octobre 2010), Steven Meisel, Lara Stone.

Vogue italia (december 2011), Steven Meisel, Karlie Kloss

« I think it's better that you're not skinny-skinny. It makes the point that you're real people, not models. Everybody's not perfect in this world. I mean, it's enough that the models are perfect » Grace coddington





Article précédent: Comment j'ai cru que j'étais au paradis mais j'étais juste dans le Pop Up Store de Karl

3 commentaires:

  1. Ce que je trouve abérant, c'est que quand les magazines de mode parlent de fille "ronde", ils parlent d'une fille qui fait du 40, et encore! Alors que 40 c'est la norme! Enfin bref ça me débecte.

    RépondreSupprimer
  2. J'aime beaucoup les sujets que tu traites ici. On voit bien que tu es passionnée par ton blog. En plus, tu postes les looks de rue de ma ville européenne préférée. En suivant ton blog je remémore mes souvenirs de Bruxelles. Grand merci!
    Biz

    RépondreSupprimer